La programmation, une compétence dont on ne peut se passer | TECHNOCompétences

La programmation, une compétence dont on ne peut se passer

D’ici les cinq prochaines années, le Québec aura besoin de plus de 45 000 professionnels en technologies de l’information et des communications (TIC).

D’ici les cinq prochaines années, le Québec aura besoin de plus de 45 000 professionnels en technologies de l’information et des communications (TIC). Pourtant, selon le Conseil emploi métropole, les programmes de baccalauréat en informatique peinent à diplômer un nombre suffisant de professionnels et ont subi une baisse de 35 % depuis les années 2000.

Contrairement à ce que certains ont véhiculé récemment, les connaissances en programmation sont plus pertinentes que jamais. S’ajoute également la nécessité de développer les compétences en analyse de données, compétences
nécessaires aux big data [mégadonnées]. Ce n’est donc pas un glissement des besoins de professionnels en programmation vers un besoin de professionnels en analytique, mais bien un besoin supplémentaire.

Il est plus important que jamais d’encourager la relève à acquérir les compétences qui leur permettront d’occuper un emploi du futur, dont la programmation informatique et les programmes STEM (sciences, technologie, ingénierie
et mathématiques).

Le Québec est peut-être en train de manquer l’occasion qui se présente en matière d’analytique et de mégadonnées. Il faut donc réagir rapidement et se positionner de manière forte, car ce sera au centre des enjeux stratégiques
de demain. À cet égard, on doit s’inquiéter de la pénurie de professionnels possédant les compétences approfondies en analytique de données, sans pour autant négliger les besoins en programmation.

Nous sommes persuadés que la nomination d’une ministre à la Stratégie numérique, Dominique Anglade, est de bon augure dans ce cadre, et que cela saura être profitable à l’économie québécoise. Le domaine des TIC procure des
emplois à haute valeur ajoutée, dans un environnement mondial ultra-compétitif. Il est donc urgent de développer l’ensemble des compétences nous permettant d’utiliser pleinement le potentiel des TIC.

Le Québec doit posséder les connaissances suffisantes en programmation pour réussir à comprendre et à développer les systèmes permettant de récolter les mégadonnées. L’un ne va pas sans l’autre pour réussir dans la course mondiale de l’innovation. Ce faisant, il faut encourager les jeunes à s’inscrire dans les programmes STEM, mais pas au détriment des programmes en informatique.

Ce texte est tiré de l'article du journal Les Affaires du 20 février 2016.